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Optimiser son budget intérim ?

par Jean-Yves Rivens
La Lettre des Economies de Cosma Experts | Février 2018

Exercice difficile mais crucial, l’optimisation des budgets d’intérim, parmi les plus élevés des entreprises, est un enjeu significatif et permet des gains de productivité intéressants. Si 90% des sociétés font appel au travail temporaire, c’est parce qu’il apporte de la souplesse et répond aux besoins à court terme dans 88% des cas (absence d’un salarié, hausse temporaire d’activité et emploi saisonnier). Le recours à l’intérim permet également une mise en situation avant une embauche en CDI pour 75% des managers. Cette situation est d’autant plus vraie dans le contexte économique actuel, où la reprise se fait sentir, mais où les entreprises préfèrent encore jouer la carte de la prudence.

Pourquoi et comment optimiser ce poste de dépense ?

JYR : Généralement géré en interne, le budget intérim est sous la responsabilité du Directeur des ressources humaines ou du Directeur général, selon la structure de l’entreprise, tout en sachant que le principal intéressé est l’opérationnel (sur un chantier, les lignes de production ou les services administratifs) qui a besoin de renfort. Mais tous ressentent le besoin d’être accompagnés face à une législation du travail en perpétuelle mouvance, à une reprise de l’activité économique, et à une offre du marché de l’intérim qui elle aussi évolue fortement. En effet, le nombre d’agences d’intérim est en forte hausse ; en parallèle, l’offre low-cost en ligne se développe. De plus, la reprise du marché du travail dans certaines régions rend difficile l’accès à certains profils spécialisés ou structurellement en tension : soudeurs, régleurs, ou métiers de bouche par exemple.

De quoi s’y perdre et surtout perdre du temps !

L’approche de Cosma Experts sera toujours de trouver le bon compromis entre les besoins de l’entreprise et les services apportés par l’entreprise de travail temporaire. C’est cette analyse qui sera la clé du succès !  Du côté de l’entreprise, les besoins sont toujours liés à la réactivité sur la mise à disposition du bon profil opérationnel rapidement, la sécurisation et la simplification des processus d’émissions des besoins, de contractualisation, et de suivi de la facturation (relevés des heures effectuées). L’instauration d’accords-cadres multi-sites et d’un panel réduit de partenaires simplifie et canalise l’ensemble de ces démarches.

Du côté de l’ETT, la sélection et le choix seront portés sur celles capables de comprendre et d’anticiper les besoins de l’entreprise, capables de sélectionner et de former les bons profils,  de proposer un suivi administratif simple mais performant, et capables  d’accompagner et fiabiliser les intérimaires dans leur mission. Rien n’est plus pénalisant pour le client que l’interruption prématurée de la mission d’un intérimaire car son profil se révèle en inadéquation avec le poste à pourvoir !

Comme beaucoup d’entreprises, le marché des ETT se restructure fortement depuis plusieurs années. Elles se regroupent en réseaux, pour couvrir au mieux le territoire et élargir leur périmètre d’action et bien sûr, réduire leurs marges opérationnelles.


Véhicule électrique et entreprise :
la rupture de courant ?

La Lettre des Economies | Février 2018

Au début des années 2010, les entreprises, notamment à travers la commande massive emmenée par la Poste auprès de Renault et Peugeot, jouaient un rôle essentiel pour la diffusion à grande échelle de la dernière génération de véhicules électriques sur les routes françaises.

Aujourd’hui, elles ne remplissent plus ce rôle. En 2016, sur le segment des véhicules particuliers, les V.E. ne représentaient que 0,98 % des immatriculations des parcs d’entreprises. En comparaison, la proportion de ventes sur le marché des particuliers en France atteignait 1,11 %*.
 Les réticences à intégrer ces véhicules dans les parcs sont connues : autonomie, manque de bornes de recharge…

Certaines entreprises s’accommodent de ces contraintes. Pour elles, les TCO des V.E. se montrent tout à fait satisfaisants. Malgré des incertitudes sur les valeurs de revente, les aides de l’État à l’achat, le moindre budget d’entretien ou de carburant, contribuent à tirer les coûts d’utilisation vers le bas, souvent plus avantageux que des motorisations essence, diesel ou hybride, notamment dans le cadre de contrats de location longue durée.
 Des arguments solides pour inciter nombre d’entreprises à la réflexion. Et si demain, le maintien des incitations fiscales restera déterminant pour les encourager à intégrer des V.E. dans leurs flottes, la multiplication des restrictions de circulation urbaine devrait aussi les inciter à envisager cette possibilité. Sans oublier le rôle décisif des constructeurs, qui vont proposer des gammes plus étoffées et des autonomies améliorées.

* En 2016 : 2 015 186 VP vendus en France (source CCFA) dont 467 294 VP aux entreprises (source OVE), 21 751 VP électriques vendus (source Avere) dont 4 548 aux entreprises (source OVE).